Histoire

La médiation est loin d’être une pratique récente. Les patriarches bibliques comme Abraham et Salomon étaient réputés pour être des intermédiaires entre Dieu et le peuple. Dans nos régions aussi, les conflits entre citoyens étaient à l’époque réglés entre les personnes concernées ; ce n’est qu’avec l’arrivée des villes et états que l’autorité centrale a commencé à jouer un plus grand rôle dans la résolution des conflits. De même, en Afrique, en Chine, au Japon ou chez les Maori en Nouvelle-Zélande, par exemple, l’avis des anciens est encore et toujours important en cas de conflit.

Les évolutions actuelles en matière de modes alternatifs de règlement des litiges (Alternative Dispute Resolution ou ADR) trouvent leur origine dans les années 70 du siècle précédent. Les États-Unis étaient alors en quête d’une méthode visant à mettre un frein aux procédures judiciaires extrêmement longues et onéreuses qui font la réputation du pays. En 1998, les différentes initiatives menées en ce sens ont donné naissance à l’Alternative Dispute Resolution Act, officialisant pour la première fois la désignation d’une tierce partie neutre en tant que médiateur pour résoudre les conflits.

Dans les années 90, l’intérêt porté à l’ADR aux États-Unis a entraîné la réussite d’initiatives semblables notamment au Canada, au Royaume-Uni, en Australie, en Amérique latine et en Extrême-Orient.

La première grande initiative belge date de 1998, avec la fondation du Brussels Business Mediation Center par les deux ordres d’avocats que sont le barreau de Bruxelles et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bruxelles. La percée définitive a eu lieu en 2005, avec la loi relative à la médiation.